En tant que Franco-Haïtien, j’ai souhaité proposer ma contribution à la commission franco-haïtienne annoncée en 2025 autour de l’indemnité imposée à Haïti en 1825. Cette démarche s’inscrit pour moi, au croisement de l’histoire, de la mémoire, du dialogue et de la responsabilité.

Je me suis signalé également auprès des responsables de cette commission côté haïtien comme côté français.

Le sens de ma démarche

L’annonce, par le Président de la République, de la création d’une commission franco-haïtienne sur l’impact de l’indemnité de 1825 a résonné pour moi de manière particulière. J’ai donc pris l’initiative de lui adresser un courrier pour proposer ma contribution à cette réflexion.

Ma démarche reposait sur une idée simple : certains sujets exigent à la fois rigueur, recul et capacité à relier les dimensions historiques, humaines, économiques, institutionnelles et symboliques. La question de la dette imposée à Haïti appartient à cette catégorie. Elle appelle un travail sérieux, une parole juste, et une volonté sincère de compréhension mutuelle.

Une parole située

Ma démarche s’enracine dans une histoire personnelle autant que dans un parcours professionnel. Franco-Haïtien, né en France, j’ai acquis la nationalité haïtienne en hommage à mon père, Jean Métellus, écrivain et neurologue, dont le parcours a incarné à sa manière un lien exigeant entre Haïti et la France.

À cette dimension intime s’ajoute une expérience de plus de trente années dans l’univers de la banque, du conseil, de la transformation et de la conduite de projets complexes. J’ai estimé que cette double perspective — personnelle et professionnelle — pouvait apporter une contribution utile à une réflexion de portée historique et civique.

Le cadre retenu

La commission annoncée par le Président de la République a toutefois été conçue comme une commission franco-haïtienne d’historiens, chargée d’étudier l’impact de l’indemnité payée par Haïti à la France après 1825. Dans ce cadre précis, il est naturel que d’autres profils n’aient pas été retenus.

Cela n’enlève rien, à mes yeux, au bien-fondé de la démarche engagée. Il me paraît important que ce sujet continue d’être porté avec sérieux, dans un esprit de vérité, de respect et d’avenir.

Entre la France et Haïti, les questions d’histoire ne relèvent pas seulement du passé : elles engagent aussi une certaine manière de faire place à la vérité, au respect et au dialogue.

Document associé

Pour garder trace de cette démarche, je mets à disposition le courrier adressé au Président de la République