26 septembre 2026 – Le Plessis-Trévise – Table littéraire MC Expérience
À l’invitation de Marie Lourdes Nabé et de MC Expérience, j’ai eu le plaisir de participer à une Table littéraire consacrée à « La quête d’identité », autour des autrices Lou Boisrond et Claudine Civil.
Le principe porté par MC Expérience donne à ces rencontres une dimension particulière : participer à la transmission de notre héritage culturel en faisant dialoguer plusieurs formes d’expression — l’écriture, la parole, la gastronomie et l’esthétique.
Cette soirée en a offert une belle illustration.

Parler d’Haïti, entre les générations
Sous les arbres du jardin, la conversation a commencé avec les livres et les parcours de Lou Boisrond et Claudine Civil.
La première transmet aux plus jeunes des éléments de culture haïtienne, notamment à travers les proverbes créoles et les comptines. La seconde, avec On nous a menti sur Haïti, propose de revisiter certains récits sur l’histoire et la culture du pays.
À partir de la quête d’identité, les échanges nous ont ainsi très vite conduits vers Haïti : ce que nous en avons reçu, la manière dont nous la racontons et ce que nous souhaitons en transmettre.
La diversité des générations présentes dans le public a beaucoup compté. Les expériences et les regards n’étaient pas toujours les mêmes, et c’est précisément ce qui a donné tout son sel à la conversation.
J’étais particulièrement heureux de partager ce moment avec mon frère Jean-Jacques Métellus et mon cousin Maxime Dumont. La question de la transmission prenait ainsi, pour moi, une résonance très personnelle.
Des livres et des voix à faire circuler
Marie Lourdes Nabé avait souhaité élargir cette présence littéraire à d’autres voix.
Les ouvrages des Éditions Recto-Verso, envoyés pour l’occasion par le Dr Jonas Jolivert, président de l’AFHES, étaient ainsi présentés. L’AFHES et l’Association des Amis de Jean Métellus portent ensemble le Prix Jean Métellus.
Parmi ces ouvrages figurait Déesses de l’exil – Ce que le patriarcat n’a pas tué, de Brééna Rose Anadini Bélizaire, lauréate du Prix Jean Métellus 2025.
Une autre jeune autrice, Mislie Saint-Martin, absente ce soir-là, était également mise à l’honneur à travers ses deux ouvrages, Je ne suis pas une girls girl et Une table pour trois.
Cette circulation des livres et des voix est aussi une manière très concrète de transmettre : permettre à une œuvre d’être présente même lorsque son auteur ne peut l’être.

Des mots aux saveurs et aux savoir-faire
La transmission culturelle ne s’est pas arrêtée aux livres.
La soirée s’est poursuivie autour de la table et de plusieurs créateurs et entrepreneurs : Herby Jean, avec Champagne ChouBlak et les vins 1804 ; O’Poma, avec ses jus de bissap et de gingembre ; VETIHKAM, créé par Mistfaille Anfray, dont les parfums et cosmétiques valorisent notamment le vétiver venu d’Haïti ; Liqueur Moyz, ainsi que les produits cosmétiques de Jahiana, LR et Atomy.
Livres, paroles, saveurs, parfums, créations : ces expressions sont différentes, mais participent toutes, à leur manière, à la circulation d’une culture.





Transmettre, ensemble
Je remercie chaleureusement Marie Lourdes Nabé pour son invitation, son accueil et pour le concept de MC Expérience, qui crée des espaces où la rencontre et la convivialité deviennent elles-mêmes des moyens de faire vivre notre héritage culturel.
Nous avons commencé à parler sous les arbres et terminé autour de la table.
Des livres, des mots, des saveurs, des créations et, en fil rouge, Haïti.
Une belle manière de transmettre : ensemble.
